Pour commencer

france-poulain-3-copie-4.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Architecte et Urbaniste de l'Etat
Docteur en aménagement, en urbanisme et en études urbaines
Chercheure

Mes publications

Ouvrages

 

DE MEYERE, A., POULAIN, F, La reconstruction dans l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, décembre 2010 (à paraître), 350p.

POULAIN, F, Les Ateliers d'urbanisme Associatifs, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, juillet 2010, 229p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F. Le Millefeuille de l'Oise, Éditions de la direction départementale des Territoires de l'Oise, octobre 2010, 160p.

DE MEYERE, A., POULAIN, F, Manuel des Territoires de l'Oise, ou comment territorialiser le Grenelle de l'Environnement, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, janvier 2010, 500p.

POULAIN, F, Le camping aujourd'hui en France, entre loisir et précarité, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, septembre 2009, 172p.

POULAIN, F., POULAIN, E.,  L'Esprit du camping, Cheminements, 2005 , Éditions Cheminements, octobre 2005, 312p.

POULAIN, F.,  Le guide du camping-caravaning sur parcelles privées, Cheminements, 2005 (disponible sur le site de cheminements) , Éditions Cheminements, juin 2005, 128p.

COSSET, F., POULAIN, F., Ma cabane en Normandie, CRéCET, 2002 , Chalets, petites maisons et mobile homes du bord de mer, Coll. Les carnets d’ici, Centre Régional de Culture Ethnologique et Technique de Basse Normandie, 2002, 64p. ISBN 2-9508601-7-6 (br.)

 

Ouvrages collectifs

BOISSONADE, J., GUEVEL, S. POULAIN, F. (sous la dir.), Ville visible, ville invisible, Éditions l'Harmattan, 2009, 185p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), 2009, l'aménagement durable des territoires de l'Oise, Éditions de la direction départementale de l'Equipement et de l'Agriculture de l'Oise, 2009, 184p.

DE MEYERE, A. (sous la dir.), L'Oise, territoire 2008, Éditions de la direction départementale de l'Equipement de l'Oise, 2008, 127p.

 

Articles parus dans Études Foncières (2000-2009),Le Moniteur (2005), Espaces, Tourisme et Loisirs (2005- ), Les Cahiers de la Recherche Architecturale et Urbaine (2004), Territoires (2004), Le Caravanier, camping-caravaning (2004), Cahiers Espaces (2001-2003), Labyrinthe (2001), Urbanisme (2000).

 

Actes de colloques parus dans Changement climatique et prévention des risques sur le littoral, MEDAD (2007)  « Camper au XXIe siècle, ou le paradoxe du mouvement arrêté »  (2007) Identités en errance. Multi-identité, territoire impermanent et être social, BOUDREAULT, P-W, JEFFREY, D., (sous la dir.), Petites machines à habiter, Catalogue de l’exposition du concours « Home sweet mobile home ou l’habitat léger de loisirs », Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement de la Sarthe, (2004), « Le camping-caravaning sur parcelles privées, étude des effets réels d’une réduction des droits d’usage attachés au droit de propriété ».Droits de propriété, économie et environnement : le littoral, IVème conférence internationale (2004), FALQUE, M. et LAMOTTE, H., (sous la dir.).

 

 

Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 22:11

Un blog c'est fabuleux, moi qui avais en stock plusieurs entretiens (disons des dizaines d'heures) intégralement retranscrits par une jeune étudiante au moment où je finissais ma thèse. et que je n'avais jamais utilisés car, mon dieu, je ne faisais pas une thèse de socio mais d'urbanisme et qui pourrissaient dans mon ordinateur et bien, je me suis dit "allez vas-y, donne-les au monde entier" puis encore "lance-toi"/// en voici un extrait.. assez sympa à lire (excusez-moi tout de suite avant pour toutes les fautes d'orthographe et de français). Il faut le lire comme du direct. pour les analyses, lisez mes bouquins ou mes articles. mais sachez qu'une grande partie de ce que j'ai pu comprendre ces dernières années sur le camping et la société en général vient de ces centaines (milliers) d'heures passées dans les caravanes, les mobil-homes... sur les parcelles ou dans des bureaux à parler, écouter, entendre.... et rediscuter encore. j'avais commencé par une série d'entretiens avec un vrai guide d'entretien (comme c'est conseillé dans les ouvrages), puis après un premier seuil (vous savez le moment où vous avez l'impression de pouvoir finir les phrases à la place des personnes que vous interviewez), je suis passée à des entretiens plus de type "récit de vie" avec une première question, toujours la même, qui était "et alors comment êtes-vous arrivés sur votre parcelle?". Je reconnaissais ainsi le sentiment d'appropriation des campeurs sur leurs espaces. Dès lors, tout se passait bien. car je les respectais. et c'est bien ce que je cherche encore à vous montrer en publiant ces quelques ligne... tout cet attachement qui s'est créé entre eux/elles et moi depuis plus de dix ans maintenant. et qui font qu'aujourd'hui, où que je sois en France, je puisse rentrer sur un site et parler avec n'importe quel campeur sans difficulté. Ce petit texte est un vrai message en direction de tous ou toutes celles qui souhaitent aborder la question du camping... dépouillez-vous de vos préjugés, allez vers ces personnes sans crainte et avec la plus grande honnêteté possible. Vous êtes chez eux, sur leur territoire -et ce, même s'ils sont dans l'illégalité- et cela demande de passez du temps pour montrer que ce qui importe c'est ce qu'ils ont à vous offrir et non ce que vous avez à prendre (pour ceux qui voudraient "voler des vrais moments de vie") ou, lorsque vous êtes plus généraux, ce que vous à donner. Enfin après ces quelques lignes de réflexions, voici une tranche de ma vie... mais vous ne saurez pas où, ni avec qui...

Fr : Je fais une étude sur le camping sur parcelles privées, et comme première question je voudrais savoir comment vous en êtes arrivés à acheter une parcelle, à mettre dessus un mobil-home… un peu votre histoire… 

Mr : C’est relativement simple, moi j’ai eu un accident en 78, en 82 j’ai fait un infarctus… et je me suis dit-il fut que je contrôle le voyage … et c’est là que ma tante, parce que c’est mon oncle et ma tante qui sont ici, qui ont dit : tiens nous on achèterait bien un petit bout de terre. Puis bon il s’est trouvé un bout de terrain à vendre à SDFGGFRH. C’est maître CC qui nous l’a vendue. C’était un terrain qui appartenait à Monsieur DSF (,) qui était maire à SDFDSFD on est venu voir… quand j’ai vu la proximité de la mer compte tenue de l’handicap que j’ai à marcher, j’ai dit c’est super parce que faire un kilomètre ou deux en marchant c’est impossible (….) Donc on a acheté le terrain, on l’a aménagé, on l’a clôturé.. enfin bref.. on a mis en premier une fosse sceptique qu’on a rendue étanche, et c’est une vraie fosse sceptique qu’on vide tous les ans. C’est ce qu’on a commencé à faire, tout de suite on a acheté les mobil-homes, on a acheté le terrain en octobre 82 et le mobil-home en 83. Ce qui fait que j’ai passé l’année en caravane. On a installé le mobil-home et à l’époque ma mère vivait et elle était handicapée, c’est pour ça qu’on a construit un escalier comme ça. Voilà c’est l’histoire et c’est depuis 19 ans comme ça… au moins 16 ans car c’est depuis 3 ans qu’on nous cherche des poux dans la tête… on est  bien habitués ici… 

Oncle : C’est pas loin de chez nous.. 

Mr1 : Et puis pour moi c’est une sécurité, il y a mon oncle et ma tante qui viennent (  

Fr : Donc là, enfin de compte jusqu’à 95, on ne vous a jamais rien demandé. 

Mr1 : Jamais… pourtant je vous dit on est pas clandestins… j’ai tout les reçus là.. pour services rendus de la commune, la perception de l’essai, et j’ai les refus du départ… j’ai toutes les années… 

Dès la première année on a eu la visite du conseil municipal, à l’époque c’est un adjoint du maire qui est venue avec un conseiller municipal

Fr : Parce que quand vous avez acheté c’était un terrain…

Mr1 : C’est des mielles.. On l’a dressé le terrain, parce qu’il était … ça n’a jamais été cultivé ici, l’y avait un trou au milieu la nappe phréatique était à ciel ouvert.. Evidement quand on voit le terrain maintenant et toute la végétation environnante et puis bien dressé comme ça… on l’a payé 20 balles le mètre carré..

On a chacun 500 mètres carrés le terrain il fait 1050 mètres carrés…En 82 et puis maintenant qu’il est bien aménagé on voudrait nous le reprendre et à cette époque là … le plan de l’occupation du sol a été modifié.. faut pas oublier qu’82 le plan de l’occupation du sol c’était pas celui qu’il y a maintenant… Ils l’ont changé de zone mais…A la rigueur si vraiment ils jouent là-dessus c’est de l’arnaque, on s’est fait arnaquer par un maire qui devait être au courant lui quand même, puisqu’il nous a vendue ça alors que ça les mielles à l’époque je sais pas si ça valait même pas un franc à l’époque …

Fr : oui à peu près…

Mr : Bon alors s’il y a de la malhonnêteté quelque part elle est du fait de la personne qui nous l’a vendue. Parce que nous on est notarié c’est pas un terrain qui est vendu comme ça….

Fr : Et tout le monde savait que vous alliez faire du camping dessus…

Mr : Oui  tout a fait, quel était le but, entre nous, d’acheter un terrain comme ça pour pas faire du camping dessus… toute la mairie savait, on les voyait tous les ans.  Même les pompiers ils venaient nous vendre des calendriers, et puis le comité des fêtes qui est encore venue pour nous solliciter à participer à la fête de la commune à monter des stands. Nous, on nettoyait  la plage ( …) et encore la dune

Fr : et puis il y a les touristes qui passent ?

Mr : oui exactement. Mais aujourd’hui j’ai compté, il y a 5 personnes sur un peu près 7 ou 8 kilomètres et c’est sûrement des campeurs.

Oncle : Et d’ailleurs le cadastre était venu pour délimiter exactement les parcelles.

Mr : Oui vous allé au cadastre ou à la mairie la parcelle elle est numérotée. Moi c’est la 655 et toi (l’oncle) c’est la 656…. Mais je vous dis : on est pas clandestins, on est pas des manouches…

Oncle : on a tout mis en règle.(..) Mais on a pas les moyens de se payer une maison comme celle qui se construit là-bas et qui, normalement, ne devrait pas être là… elle est dans la bande des cent mètres

Fr : Oui, mais ce terrain est constructible… vous le savez bien… c’est toute la différence.

Mr : Et alors il y a pas de différence a part qu’ils vont plus polluer que nous, parce que nous nos moyens sont limités, je vous le disais quand on veut faire une grande poubelle ou même faire de la lessive ou n’importe quoi j’amène un grand sac poubelles de 200 litres et les affaires d’une semaine et quand c’est sale au fur et à mesure on repart à SDFGSHF et (….) On revient. Mais ces gens là, moi je peux même vous montrer l’endroit où il évacue, il évacue dans la mer

Oncle : Il y a un collecteur qui reçoit tout et ça va à la mer y a pas de station d’épuration y a rien …

Mr : Alors ça c’est un peu choquant et eux ils s’en foutent royalement des dunes ou de ce que vous voulait … Alors je pense que nous quand on sera plus là, parce qu’il faut y tenir.. parce qu’aujourd’hui il fait beau mais avec des bonnes rafales de vents.. faut pas avoir peur pour venir ici..

Oncle : Personne ne nous y oblige…

Mr : Non mais je veux dire que nous partis… c’est pas ça qui va attirer les touristes. Je pense pas qu’on dérange beaucoup de monde…

Fr : Mais quand vous dites nous partis…c’est dans le cas où on vous obligerait à partir…

Mr : oui, parce que de toute façon faudra qu’ils nous obligent par la force … moi je reste là parce que si c’est pour me mettre sur un terrain de camping… il en n'est pas question. (…)

C’est pour toutes ces questions là, la proximité de mon habitation principale…( …) Ce qui m’embête c’est que nous qui n’avons pas de moyens financiers, et on était là en toute bonne foi en sachant qu’on était dans les règles, on veut nous éjecter. Par contre celui qui a du fric il peut monter, il peut polluer, il peut faire tout ce qu’il veut….J’ai l’impression qu’on retourne au temps des seigneurs … parce que tout les beaux sites sont occupés par des gens qui ont du pognon, les belles forêts, les belles rivières, sont gardées par les riches… Alors nous on a juste ce petit truc là où vraiment il y a personnes parce qu’il y rien… si vous avez des enfants faut les occuper…. On a l’impression que nos dirigeants, pour pas les citer, le conseil régional, veulent personne ici. Il y a rien d’aménager, je parle pas que pour les mobiles, pour tout estivant qui vient ici les jours où il pleut, et il pleut souvent…. Qu’est ce que vous faites des enfants où vous les emmeniez ? Il y a rien.

Fr : Et est-ce que vous avez l’impression que pour ceux qui ont de l’argent « on » les laisse construire, et qu’en contrepartie de ces constructions, les autres espaces doivent naturels pour que les gens qui ont de l’argent puissent venir voir … la dune ?

Mr : Exactement, c’est ça… moi je vois que ça se construit et de plus en plus dans la bande des 100 mètres et puis, d’accord c’est constructible.. mais moi je serais curieux de savoir si les maisons qui sont le long du … carrément sur la dune … je voudrais savoir s’ils ont eus un permis de construire 

Mr : Maintenant faut faire quelque chose… à l’époque où on est arrivé il y 19 ans on parlait pas de tout ça, maintenant celui qui ne connaît pas la loi… depuis 95 ça se sait, et non seulement ça mais on pourrait même dire que se sont les communes qui sont coupables car elles laissent s’installer des nouvelles personnes.

Fr : Et vous en 95 vous avez eu la visite des gendarmes ?

Mr : Non c’est nous qui avons été à la gendarmerie, on a eu une convocation et il y avait tous les…

Oncle : mais ils avaient pris leur précaution avant parce qu’on est arrivé et eux avaient la photo ils nous ont présentés leur dossier…ils ont fait tout ce qu’il fallait pour qu’on puisse pas dire non… mais ce n’était pas la peine, nous on est là..

Mr : Si vous voulez ce qui me dépasse, et vous pouvez le constater, il y a aucune dégradation, ça c’est la végétation du coin, c’est propre, vous pouvez faire le tour du terrain et tous les terrains sont comme ça. Vous trouverez rien qui sent ni quelque chose de saccagé. 

Oncle : D’ailleurs c’est d’abord notre plaisir, nous, on essaye de faire quelque chose d’agréable à vivre c’est pas notre intérêt de détruire plutôt d’enjoliver.

Fr : Est-ce que les gendarmes vous ont expliqué pourquoi est-ce qu’ils vous ont fait venir ?

Oncle : Euhhh … non… oui il y avait une plainte du procureur de la république. ça pouvait pas être autrement il fallait bien qu’il y ait une plainte de quelqu’un pour qu’il puisse avoir une enquête. Eux ils ont fait que leur travail.

Mr : Ils ont été tout à fait corrects, ils compatissaient plutôt…

Fr : Donc après il y a eu le passage aux tribunaux….

Mr : Après y a eu une volée de gens qui ont été convoqués au tribunal de Coutances. bon on y a tous été pour soutenir ces gens là, aujourd’hui c’est cela qui sont convoqués, demain ça sera nous… bon le tribunal de Coutances relaxe, les même repassent au tribunal de DFGTDFG de DFGSDFG et sont condamnés… moi je voudrais qu’on m’explique.. puisqu’il y a une loi, il y a deux façons de l’interpréter.. mais laquelle qui est la bonne ? Celle qui a condamné ou celle qui a relaxé ? c’est les même juges, ils vont à la même école, la loi il y pas 36 façons de l’interpréter. C’est tout ça qu’on ne comprend pas…ou plutôt si on comprend un peu parce qu’on nous dit pas tout et moi je suppose que madame DFGSDFHSFGH qui est du côté de GFHGFHJFG a tout le littoral pour ceux qui ont du fric comme Deauville, les planches et compagnies, elle veut pas ces trucs là. Mais je vous dit moi qu’on limite qu’on fasse pas n’importe quoi je trouve ça normal, mais nous on a pas fait n’importe quoi…

Oncle : Avec un statut… même avec un statut, il est là.. dans certaines conditions..

Mr : Nous on l’a proposé le statut à la communauté de commune. Ils l’ont pas …

Fr : c’est un statut pour être résidents ?

Mr : Non, pour nous uniformiser que tout soit de la même couleur…

Fr : Oui, d’accord pour que ce soit plus propre…

Oncle : Oui, que se soit uniforme ou a la limite  habillé á condition que ça n'aille pas trop loin...

(…) Fr : mais vous vous n´êtes pas passés au tribunal ?

Mr : Non, notre dossier est fait mais on est pas passé au tribunal…

Fr : mais vous avez eu la médiation ?

Mr : Non plus

Oncle : Il y a eu plusieurs représentants de la SDFTYRTY qui sont venus, on a discuté de choses et d’autres pour avoir justement des idées…

Fr : Mais en 97 ou 98 quand nous on est venus, c´était la première fois que vous voyiez des gens pour ça ?

Mrs : oh oui, jamais personne n’est venu nous dire quoi que se soit : d’ailleurs c’est ce qui met la TRYTRY en embarras, et c’est ce qu´a dit le juge à TYUTYUI… Il leur a dit vous avez pas fait votre travail. Et si dans les deux années qui viennent vous avez pas trouvé de solution vous ne devez vous en prendre qu´à vous. Moi je m´aperçoit que ça fait 5 ans et qu’il y toujours pas de solution. Et puis en plus je vois pas ce qui les dérangent, on participe à l’essor de la commune parce que malgré tout, on va acheter á l´épicerie etc.…On fait vivre tout le monde… le bateau c’est pareil il a besoin d’entretien … On fait vivre la commune et on participe parce que les poubelles je les ramène chez moi.

Oncle : ou on les porte directement au dépôt..

Mr : On évite de laisse les poubelles au bout car les mouettes viennent piquer là-dedans et c’est nous qui ramassons…  voilà pourquoi on a jamais fait de dégradation bien au contraire… on gêne personne… on est pas des voyous. On est des gens normaux… et là on se sentirait presque coupable de vivre comme on vit… alors que ce n’est pas le cas du tout….. dans une belle villa c’est sur…. Celle a QFSDFDFSDF en l’occurrence …(…)

Fr : C’est un sentiment d’incompréhension, d’injustice ?

Mr : d’abord de surprise, se réveiller au bout de quinze ans qu’on était ici qu’on a jamais vu personne sauf les gens de la commune et de la perception de ERETRT qui nous on fait payer et qui semblaient satisfait de nous puisque je vous dit on participé à leur fête et on leur emprunte même leur petit local (…) donc que des bons rapports et d’un seul coup, d’un seul quand ça a changé de maire c’est la que ça c’est passé d’ailleurs, Quand ça à changer de maire ils ont changé le plan d’occupation du sol et c’est la…. Mais à la rigueur c’est de la malhonnêteté parce que y a quand même le droit de prescription qui est 3 ans … là il y a quinze ans …

Oncle : Et  y a bien la loi de 1986 qui dit que tout occupant ne craignait rien, absolument rien….Ceux qui venaient á la suite…

Mr : Ceux qui sont arrivés après 86 je veux bien… mais la loi c’est quand même une loi on lui fait faire tout et son contraire à la loi … On est pas de juristes… on est obligé de prendre un avocat qui coûte relativement cher… c’est pour ça qu’on s’est mis en association… mais si tout le monde passe au tribunal je sais pas comment on fera. Pour l’instant c’est la solidarité qu’on a entre nous…

Fr : Justement l’association s’est donc crée à ce moment là ?

Mr : Bien sur parce qu’on savait très bien que pris individuellement on était foutu, y a des gens qui ont du mal à lire un papier…

Fr : et puis c’est des papiers juridiques

Oncle : Et puis tout seul on peut très bien vous faire des pressions vous savez, l’administration elle sait y faire et puis en disant si vous n’êtes pas parti dans les trois mois ça va vous coûter trois mille francs par jour de….

Mr : la personne qui est toute seule elle a les jetons et elle part : moi j’estime que c’est pas juste… alors c’est pour ça qu’on s’est créé en association… Vous savez nous on représente à peu près 800 personnes… De RTYRTYTR à ici, ça représente en gros 4 personnes par mobil donc 800 personnes… Et huit cent personnes économiquement pour une région c’est important. Parce qu’on vit pas de l’air du temps on consomme.

Fr : Et là par rapport à l’association vous avez l’impression que la RTET a commencée à vous écouter quand l’association s’est crée ?

Mr : Non, je suis tout á fait honnête d’abord parce qu’on a quelqu’un par intermittence. On a eu Monsieur ERTERT pendant deux ans, pis il est parti. Qui a pris le relais ? J’en sais rien, moi je ne le connais pas.

Fr : C’est un jeune homme…

Mr : On ne l’a jamais vu. Donc, je sais bien comment ça fonctionne et j’en veux pas du tout ni à l’administration ni aux gens qui font ce travail-là. C’est comme ça et pour moi c’est pas bien. Dans le privé ou même dans certains secteurs publics quand on prend un chantier on le prend dès le début et on va jusqu’à la fin. Et si vous avez quelqu’un, comme monsieur ERTERT qui a aiguillé le dossier pendant deux ans, on apprend non seulement à connaître les gens, il connaissait pratiquement tout le monde. Il connaissait l’historique des mobil-home il était pour certaines choses et contre d’autres, il avait son opinion. Et là au bout de 2 ans que ça y est on a réussi à trouver pas un terrain d’entente mais..

Oncle : Un moyen de défense..

Mr : Et d’un seul coup il lâche… bon c’est normal, je le critique pas il a été muté ailleurs… C’est une autre personne qui reprend… faut tout recommencer et ainsi de suite…. Avec des nouvelles (….) et puis aucune solution, même pas une proposition. Rien depuis 1995… c’est fort quand même…

Fr : Quand vous voyez les solutions qui ont été essayé d’être faites à FGSDFGDF ou… vous en pensez quoi ?

Mr : Vous savez ce que ça coûte, je peux vous dire que les propriétaires de mobil-home c’est pas eux qu seront là-bas… ça coûte trop cher…10 ou 12 mille francs par an. Non et il a fait un terrain de camping le gars de Saint germain il a rien fait d’autre c’est un terrain de camping déguisé et il a  touché des subventions pour le faire…et c’est la commune qui est bénéficiaire de tout ça. Faut pas nous prendre pour des imbéciles. Il a pas fait ça par charité pour nous, c’est même le contraire… Il a fait ça et il espère du profit et il en fera de plus en plus.

Fr : L’une des solutions qui serait à peu près acceptable pour les gens qui seraient obligés de partir, parce qu’on sait bien que tout le monde ne va pas rester sur place… c’est un échange… c’est-à-dire que si l’on sait que vous avez une parcelle de 2000 mètres carrés avec l’eau sans assainissement etc.. et on peut vous proposer une parcelle qui fait plus que 100 mètres carrés mais vous avez l'assainissement, etc.. et l’échange se fait sans argent á mettre…

Oncle : C’est le paradis ça…

Mr : Oui mais non parce que vous embarquez tous les gens ensemble dans un terrain de camping parce qu’une parcelle qui fait 100 mètres c’est quoi ?..

Fr : Non, 700 mètres carrés, ce sont des grandes parcelles.

Mr Une grande parcelle oui mais faut pas qu’ils me foutent à 5 km. Pour c’est plus la peine, m’enfermer dans les terres (…) Et puis c’est choquant parce que c’est toujours sur les petits qu’on tombe, les autres ils font ce qu’ils veulent…

Par France Poulain - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 21:47

Quelques petites blagues sur le camping, bon ce sont les plus sobres. je sais que je devrais écrire des choses plus sérieuses, mais de temps en temps et le temps que mon inspiration revienne, voici des références... 

Ce sont deux blondes qui font du stop sur la route, le soir venu elles décident de planter la tente pour passer la nuit.
- On va planter la tente sur le bas coté de la route, dit l'une.
- Non, non tu rigoles, on va la mettre au milieu de la route, c'est plus plat, dit l'autre.
Le lendemain matin, en se levant, elles voient un camion accidenté sur le bas coté de la chaussée..
- Ah tu vois, dit la seconde, on a bien fait de planter la tente au milieu de la route.! 

Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping font du camping dans un champ. Apres un bon repas et une bouteille de vin, ils gagnent leur sac de couchage dans leur tente et s'endorment. Quelques heures plus tard, Holmes se réveille et aussitôt secoue son compagnon : Soudain, pendant la nuit, Holmes réveille son compagnon et lui dit tout à trac :
- Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez.
« - Watson, regardez au-dessus de vous et dites-moi ce que vous en concluez. 

- Je vois des millions et des millions d'étoiles.
- Qu'est-ce que cela vous évoque ?
- Astronomiquement, répond Watson d'une voix intriguée, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planètes. Astrologiquement, j'observe que Saturne est en Lion. Horairement, j'en déduis qu'il est environ 3 h 15. Théologiquement, je me dis que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants. Météorologiquement, je pense que nous aurons une belle journée demain.... Et vous, Holmes ?
Sherlock Holmes reste silencieux une minute puis déclare :
- Watson, vous êtes une burne. On nous a piqué la tente !
 

- Watson, vous êtes un idiot ! répond Holmes, vous ne voyez pas qu'on s’est fait voler notre tente ? » 

et la plus drôle (du moins pour moi parce que c'est une histoire VRAIE)

Une pancarte plantée dans la Foret noire, en Allemagne :
Il est strictement interdit sur le terrain de camping de la Foret Noire que des gens de sexe différent, par exemple, des hommes et des femmes, vivent ensemble dans une tente sauf s'il sont mariés l'un avec l'autre dans ce but.

Combien faut-il d’extraterrestres pour remplacer une ampoule dans une caravane ? 10 : un qui tient l'ampoule et les neufs autres pour tourner la caravane

Par France Poulain - Publié dans : Camping
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2007 3 02 /05 /Mai /2007 19:07

En attendant les grandes vacances, j'ai reporté sur l'ordinateur quelques versos de cartes postales.. c'est succulent. les versos se trouvent dans les albums photos à votre droite

Mémé. Je tème. Il fais beau. Je me baigne. On dor bien. On mange bien. Ons joue bien. Et se beau la ou on n’ai. Stéphanie. Parentis en born, le 9 août 1978.

On a quitté Cannes Lundi et on est venu s’installer dans ce camp que représente la carte. Pas un gramme de pluie depuis le début des vacances. On se baigne à longueur de journée. On se bronze. On fait notre popote. On bouffe comme des chefs. On est en pleine forme 24 heures sur 24. Nous sommes allées voir Charles en arrivant. Ils campent de l’autre côté de la baie représentée sur la carte. Josiane était partie ce matin. La voiture marche toujours parfaitement : elle ne roule pas trop vite mais ne brûle pas trop d’essence. Les bourses ne sont pas encore vides. Nous faites pas de mauvais san. On est toujours aussi heureux. On vit sans soucis et comme bon nous semble. La côte d’Azur est vraiment le pas rêvé pour passer des vacances. Je vous embrasse. Roger. La Londe.  

Meilleurs souvenirs de nos congés. Nous sommes après Béziers au bord de la belle bleue. Nous avons déjà bruni, mais ce matin, nous avons la pluie. On dirait que le temps se lève. Il le faudrait car sous la tente, ce n’est pas très gai quand il pleut. J’espère que vos vacances se sont bien passées. Je vois que Monique n’a pas de chance en ce moment. Reste-t-elle à Chantmoy ? Nous irons à Biscarosse vers le 25 juste pour voir la famille. Maurice et vous avez-vous reprit le collier pour une année de plus ? Affectueux baiser. Daniel. Claude. Beziers le 20 juillet 1966. 

 

Chers parents. Nous voilà rendus  bon port après un voyage crevant. Nous récupérons un peu maintenant, cela va mieux. Voici l’endroit où nous avons planté notre tente. Il fait très beau et nous réduisons les choses au strict minimum, à part la bouche. Plus que quelques jours et nous reprendrons la route du retour. En attendant, nous vous embrassons tous. Dédée. Si vous manquez de soleil, nous pouvons vous en donner un peu, c’est la vie de château à bientôt. Antoine. Valencia, le 26 juillet 1960.

Darling. J’espère que tout va bien, et que Serge est bien rentré. Hier soir, il faisait plus frais et nous pensions que le beau temps allait venir et ce matin au levé du jour et jusqu’à 8 h, il y a eu un orage très fort et de la pluie ; derrière nous c’était inondé, l’eau est entrée au bord de la tente et nous beaucoup de vêtements trempés. Heureusement, pour le petit-déjeuner, nous avons pu nous réfugier chez Yvette, toute les chaises sont trempées !! Nous espérons avoir du soleil cet après-midi et surtout pas de pluie. Les enfants vont très bien. Christophe veut retourner à la maison. Si le temps reste trop humide et que la pluie continue nous rentrerons plus tôt. J’espère que vous n’avez pas trop mal avec le travail avec vos fleurs. Bise. Jean. Les Mathes, le 7 août 1970.

 Ma chère Chantal. C’est dans ce camp que nous faisons notre apprentissage de campeurs. Cela convient à toute la famille. Seule la température laisse à désirer. Si vous travaillez en ce moment. Je vous souhaite bon courage et pense bien à vous. Grosses Bises. Liliane. Bretignolles le 23 juillet 1970.

Chers parents. Déjà une semaine de passée, on est si bien à présent ici que je me sens déjà reposée. Il faut dire que nous sommes finalement à 800m d’altitude c’est vraiment tranquille, nous sommes en bordure du camp (vers les 3 arbres en bas à gauche sur la carte). Hier, nous avons été raccompagner la mère et la sœur de Bernard jusqu’à Clermont l’Hérault. Là bas, quelle chaleur ! Il me tardait de remonter au camp. Pour le retour Bernard n’a encore décidé, il reprend son travail le 4 août à Valenciennes. S’il remonte par la vallée du Rhône, je renterait avec eux le 2 à peu près mais je vous préviendrai d’ici là.

Nous voilà installées dans notre clairière où Jean-Jacques et Eliane ont pu mettre aussi leur tente. Partis de Marseille samedi à 8h et demi puis de Bandol à midi, nous sommes arrivés à Vic à 17h où nous avons pu nous installer avant la nuit. Nous avons pris en majorité des autoroutes et nous y avons eu bien chaud. La première photo représente l’entrée du camping avec bureau, restaurant, alimentation, coiffure, la flèche à gauche marque le chemin qu’il faut prendre pour aller dans la longue pinède où sont les clairières. Il y a plusieurs blocs sanitaires et parkings à voiture. Pour aller à la mer, il a un ¼ d’heure de marche, car en bordure du camping, c’est un étant. Il y a alors une immense plage de salle fin où je ne suis pas encore allée. Il y a beaucoup d’enfants dans le camping et il ne fait pas froid. Grosses caresses de nous tous. Odette. Vic la Gardiole.

Biens chers amis . Deux mots pour vous donner de nos nouvelles qui j’espère vous trouverons tous en bonne santé ainsi que les enfants. Pour nous, la santé est bonne. J’espère que pour vous le travail marche toujours bien et que vous avez du beau temps ; Vous allez être étonné de voir que cette carte vient de Grenoble et bien oui : depuis juillet nous sommes ici au camping municipal de grenoble. Ici il y a beaucoup de monde, un peu de tout. Nous n’avons pas trp de confort mais nous avons la paix et la liberté, grosses bises de Michel à Eric, Nathalie et Valérie. Marc. Grenoble le 7 mai 1973.

Par France Poulain - Publié dans : Camping
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 10:42

Identités en errance. Multi-identité, territoire impermanent et être social

Auteur : Pierre-W. Boudreault, Denis Jeffrey - Collection : Sociologie au coin de la rue 222 pages - 2007 - ISBN : 978-2-7637-8421-2

Résumé : Sous la direction de Pierre-W. Boudreault et Denis Jeffrey
Sommé d’être soi-même dans un monde d’individus libérés des allé­geances morales face à sa société, ne devrait-on pas repenser la question de l’identité dans des cadres humains plus volatils ? L’individu étant conscient de la nécessité d’être libre et autonome, tout ce qui peut représenter un mur ou une limite est repoussé, rejeté, combattu. En retour, sans limites ni cadres de référence acceptés collectivement, l’individu risque l’errance s’il ne trouve pas l’écho ni le miroir capable d’indiquer la mesure de ses limites personnelles.  Dans un monde pluraliste où l’enchevêtrement culturel et la différence s’imposent à l’encontre de la ressemblance et de la similitude, la quête identitaire se déploie, en quelque sorte, à partir d’une offre diversifiée de formes de reconnaissance. Nombre d’individus sont à la recherche d’emblèmes identitaires qui les représentent. Ne vivons-nous pas à l’ère des identités libérées ou à l’ère des identités en quête de frontières ? En fait, la modernité la plus actuelle ne se démarque-t-elle pas par cet hyperphénomène des identités en errance ?Jérôme Boissonade, Pierre-Wilfrid Boudreault, Hélène Brunaux, Mario Côté, Denis Jeffrey, Małgorzata Kowalska, Michel Maffesoli, Denis Martouzet, Małgorzata Melchior, Françoise Moncomble, Guillaume Penel, Fabio Poggi, France Poulain, José Augusto Dos Santos Alves. 

Table des matières :

Présentation
PREMIÈRE PARTIE // L’IDENTITÉ EN TENSION
La modernité morale et la question de l’identité Denis Jeffrey, Université Laval, Québec
Changer de nom et changer d’identité : le cas des survivants de l’Holocauste qui ont survécu sous une identité d’emprunt Małgorzata Melchior, Université de Varsovie
Des confins de l’Europe à l’Europe des confins Małgorzata Kowalska, Université de Białystok, Pologne
Un nouveau paradigme communicationnel au tournant du XIXe siècle et l’émergence de l’individu social moderne José Augusto Dos Santos Alves, Centro de História da Cultura da Universidade Nova de Lisboa

DEUXIÈME PARTIE // VITALITÉ ET TERRITOIRE IMPERMANENT

Quartiers sensibles : les dessous d’une territorialisation Françoise Moncomble, Université de Paris 12
Les jeunes et les incertitudes du rassemblement. De la surexposition à la perspective publique Jérôme Boissonade, Université du Littoral, Institut des Mers du Nord – IPRAUS
L’urbaniste est-il en mesure de créer les conditions spatiales de l’urbanité ? Denis Martouzet, Centre d’études supérieures d’aménagement, École Polytechnique de l’Université de Tours
Camper au XXIe siècle, ou le paradoxe du mouvement arrêté France Poulain, Architecte, Laboratoire Théories des mutations urbaines, UMR CNRS Architecture, Usage, Société

TROISIÈME PARTIE // ÊTRE SOCIAL ET INDIVIDU HYPER-POSTMODERNE
Jeunes et imaginaire en région éloignée Pierre-W. Boudreault, Mario Côté, Université du Québec à Chicoutimi
La ville à cinq ans. Représentations mentales des enfants et politiques urbaines pour l’âge préscolaire à Gênes Fabio Poggi, IUAV, Venezia, Université Paris 12
Usages de l’espace urbain comme révélateurs de formes de reconnaissance chez des jeunes danseurs de hip-hop Hélène Brunaux, LISE /CNAM-CNRS UMR 6209
L’équipement sportif public innovant comme vecteur de (re)création identitaire du lien social Guillaume Penel, CRIS Lyon I,laboratoire RELACS, Université du Littoral

CONCLUSION // DE L’UNIVERSEL AU PARTICULIER
De l’Universel au Particulier Michel Maffesoli, professeur à la Sorbonne

© Tous droits réservés aux Presses de l'Université Laval

Par France Poulain - Publié dans : Société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 4 avril 2007 3 04 /04 /Avr /2007 18:39

Camping (de l’anglais to camp : camper).

Le camping est le mode de séjour touristique ou sportif consistant à vivre sous la tente, dans une caravane ou dans un camping-car en utilisant un matériel adapté à la vie en plein air. Le décret du n°59-275 du 7 février 1959 précise dans son article premier que « le camping est considéré comme une activité d’intérêt général et est librement pratiquée, dans les conditions fixées par le présent décret, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol sous réserve, le cas échéant, de l’opposition du propriétaire »[1]. Ce principe de liberté (art. R443-6 du CU) est limité par des restrictions résultant des règles nationales et locales[2]. Le décret n°68-134 du 9 février 1968. Depuis, « les personnes qui choisissent comme mode d'hébergement de loisir de louer un terrain pour y installer une caravane ont la possibilité de le faire dans un terrain collectif aménagé à cet effet (terrain aménagé de camping et caravanage, parc résidentiel de loisirs, terrain aménagé saisonnier...). En dehors de ces terrains aménagés, il est possible d'installer jusqu'à six caravanes sur un terrain privé, avec l'accord du propriétaire et après déclaration en mairie. Si le stationnement se prolonge au-delà de trois mois, une autorisation de stationnement des caravanes est exigée. Cette autorisation, délivrée par l'autorité administrative compétente en matière d'urbanisme, est valable trois ans et peut être renouvelée. »[3]



[1] POUPARD, A., Textes officiels, camping, caravaning, hébergements de plein air, Sp/mai 2001, Fédération Française de camping et de caravaning, 2001, np. - Décret n°59-275 du 7 février 1959

[2] GIL, G., Note juridique relative au droit pénal de l’urbanisme, Parquet de Rochefort, 1997, np.

[3] Op. cit (METL - R. 443-9 –9770) - 9février 1998. - M. Alain Claeys / Mme le garde des sceaux

Par France Poulain - Publié dans : Camping
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés